en octobre 1983 le Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN) fut crée et s'installe dans les Yvelines où, depuis il demeure.
Le GIGN est une des unités anti-terroristes parmi les plus performantes du monde.
Entre 1974 et 1985, il a participé à plus de 650 missions qui ont permis de libérer plus de 500 otages et éliminer une douzaine de terroristes. Plus de 1000 criminels et terroristes ont été arrêtés. Durant cette période, le GIGN déplore la mort de 5 de ses hommes à l'entraînement.
Des douzaines de blessés (dont neuf lors de l'assaut du vol 8969 d'Air France) sont aussi à déplorer. Les années qui suivirent marquèrent la disparition de deux autres membres pendant les entraînements et 1 en mission.
Formé en 1974, le GIGN ne devait pas compter plus de 100 hommes. Il n'a dépassé ce volume qu'en 2002. Pour compenser ce faible volume, le GIGN a toujours été inventif et pertinent dans l'exécution de ses missions.
D'abord constitué d'une quinzaine de membres extrêmement compétents, le GIGN va rapidement s'adapter aux différentes contraintes de la lutte contre la haute criminalité, tant au niveau de la formation, de la sélection que de l'équipement et devenir une des unités d'élite les plus performantes et les plus prestigieuses au monde.
C'est après l'intervention de Djibouti, le 3 février 1976, que le GIGN se fait connaître du monde entier. Elle établira définitivement sa réputation d'efficacité, de professionnalisme et de très haute compétence lors de l'intervention de l'aéroport de Marignane le 25 décembre 94 : 4 terroristes appartenant au GIA (Groupe Islamiste Armé) prennent en otage 173 passagers d'un Airbus A300 en provenance d'Alger.
3 otages avaient été exécutés lors des négociations avec le gouvernement algérien.